DPE à La Ville, Bandol : bâti ancien, étiquettes et enjeux immobiliers
À La Ville, quartier de Bandol, les 1 007 DPE analysés décrivent un parc largement composé d’appartements, avec une forte présence du bâti ancien. Les étiquettes C dominent, tandis que la part des logements classés F ou G reste proche de celle observée dans la commune.

Le dossier énergétique de La Ville repose sur 1 007 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 3 890 DPE à Bandol. Ces observations permettent de caractériser les logements diagnostiqués dans le quartier, sans constituer un inventaire exhaustif de son parc immobilier. Elles font apparaître une combinaison importante pour comprendre le secteur : une construction souvent ancienne, une très faible part de maisons individuelles et une majorité de diagnostics portant l’étiquette C. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, ces résultats constituent des repères de comparaison. Ils ne remplacent toutefois pas la lecture du DPE du bien concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des valeurs médianes et des proportions présentées ici.
Un quartier d’appartements où 70,4 % du bâti diagnostiqué précède 1975
| Étiquette | Logements diagnostiqués (La Ville) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 13 | 1,3 % |
| B | 141 | 14,0 % |
| C | 467 | 46,4 % |
| D | 240 | 23,8 % |
| E | 114 | 11,3 % |
| F | 27 | 2,7 % |
| G | 5 | 0,5 % |
La période de construction dominante à La Ville est celle d’avant 1948 : elle représente 38,1 % des diagnostics du quartier. Plus largement, 70,4 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté du bâti est donc un élément central du portrait local, mais elle ne suffit pas à déterminer la performance énergétique d’un logement particulier. La répartition par type de bien montre également que les maisons individuelles ne représentent que 7,0 % des observations, le reste correspondant à des appartements. Les indicateurs du quartier décrivent ainsi principalement de l’habitat collectif. Les données fournies ne précisent ni les matériaux de construction, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. Il serait donc injustifié d’attribuer une technique constructive ou un état de rénovation uniforme à l’ensemble du secteur.
- Avant 1948 : 38,1 % des diagnostics à La Ville, contre 13,1 % à Bandol. Le bâti de cette période est nettement plus représenté dans l’échantillon du quartier que dans celui de la commune.
- Avant 1975 : 70,4 % des diagnostics du quartier. Ce repère décrit l’ancienneté des logements observés, mais ne renseigne pas, à lui seul, sur leur isolation actuelle ou leurs éventuelles rénovations.
- Maisons individuelles : 7,0 % des diagnostics, le reste en appartements. Pour comparer un bien au profil local, sa typologie doit donc être prise en compte, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une maison.
467 étiquettes C et 32 logements classés F ou G
La classe C est la plus représentée à La Ville, avec 467 diagnostics, devant la classe D qui en rassemble 240. Les classes B et E comptent respectivement 141 et 114 diagnostics. Aux extrémités de la distribution, 13 diagnostics sont classés A, tandis que 27 sont classés F et 5 sont classés G. Cette répartition montre que l’ancienneté dominante du quartier ne se traduit pas par une prédominance des étiquettes les moins favorables. Les passoires énergétiques F et G représentent 32 logements, soit 3,2 % de l’échantillon local. Il faut néanmoins conserver une lecture individuelle : la présence de nombreux logements classés C ne permet pas de présumer l’étiquette d’un autre appartement, même situé dans un environnement bâti comparable.
- Classes A et B : 13 diagnostics A et 141 diagnostics B. Ces résultats attestent la présence de logements portant ces étiquettes dans le quartier, sans permettre d’expliquer les caractéristiques techniques à l’origine de leur classement.
- Classes C et D : 467 diagnostics C et 240 diagnostics D. Ces deux catégories occupent une place centrale dans la distribution et constituent des points de comparaison utiles pour situer l’étiquette d’un bien.
- Classes E, F et G : 114 diagnostics E, 27 diagnostics F et 5 diagnostics G. Ces situations doivent être distinguées plutôt que regroupées sous une appréciation générale du bâti ancien.
3,2 % de passoires à La Ville, contre 3,1 % à Bandol
La part de passoires énergétiques à La Ville, établie à 3,2 %, est très proche de celle de Bandol, qui atteint 3,1 %. Le quartier ne se distingue donc pas fortement de la commune sur cet indicateur, malgré une présence beaucoup plus marquée du bâti d’avant 1948. Les autres comparaisons appellent une lecture nuancée. La consommation médiane est de 164 kWh/m²/an dans le quartier, contre 161 kWh/m²/an dans la ville. À l’inverse, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur dans le quartier : 827 €, contre 852 €. La surface médiane y est également plus petite, avec 46 m² contre 51 m². Ces médianes décrivent des dimensions différentes : elles ne suffisent pas à établir une relation de cause à effet entre surface, consommation et coût.
164 kWh/m²/an : un repère médian, pas le résultat de chaque logement
La consommation médiane de 164 kWh/m²/an fournit un point de repère pour examiner un DPE à La Ville. Elle ne doit pas être présentée comme la consommation de tous les appartements du quartier, ni comme une moyenne calculée sur l’ensemble des logements existants. De même, les 827 € correspondent à un coût énergétique annuel médian estimé, et non à une facture constatée ou à un montant garanti pour un occupant. La surface médiane de 46 m² complète ce portrait sans définir un logement type qui réunirait nécessairement ces trois valeurs. Les informations disponibles ne donnent pas la dispersion des consommations, des surfaces ou des coûts. Elles permettent donc une comparaison d’ensemble, mais pas une estimation personnalisée des dépenses à partir de la seule localisation du bien.
Vendre ou louer dans un quartier comptant 1 007 DPE analysés
Pour préparer une vente ou une location à La Ville, l’enjeu est de distinguer le contexte du quartier du résultat propre au logement. Un bien classé C se situe dans la catégorie la plus représentée, avec 467 diagnostics, mais cette seule correspondance ne démontre ni un état technique identique ni des dépenses comparables. Pour un logement classé F ou G, la faible proportion locale de ces étiquettes ne diminue pas l’importance d’examiner son diagnostic et ses caractéristiques. Dans les échanges entre les parties, il convient de présenter clairement l’étiquette, la consommation et le coût estimé du bien, sans leur substituer les médianes du quartier. Les données fournies ne permettent de chiffrer ni une incidence sur la valeur immobilière, ni un budget de travaux, ni un effet sur l’intérêt des candidats.
Questions fréquentes
Le bâti ancien de La Ville signifie-t-il que les logements sont mal classés ?
Non, les données ne permettent pas cette assimilation. Les logements d’avant 1948 représentent 38,1 % des diagnostics, mais l’étiquette la plus fréquente est C, avec 467 observations. Les classes F et G concernent 32 logements. L’échantillon montre donc que bâti ancien et étiquettes C coexistent dans le quartier, sans fournir de croisement détaillé entre année de construction et classement énergétique.
La Ville est-elle plus énergivore que l’ensemble de Bandol ?
La consommation médiane observée est légèrement supérieure : 164 kWh/m²/an à La Ville, contre 161 kWh/m²/an à Bandol. Cette comparaison ne justifie pas une conclusion générale sur chaque logement. Le coût annuel médian estimé est, lui, inférieur, à 827 € contre 852 €, tandis que les surfaces médianes diffèrent également. Il faut donc préciser l’indicateur utilisé plutôt que qualifier globalement le quartier.
Quel repère retenir pour présenter un logement à vendre ou à louer ?
Le premier repère reste le DPE du logement lui-même. Les 1 007 diagnostics du quartier servent à contextualiser son étiquette, sa consommation et son coût estimé, sans remplacer ses résultats. Pour un appartement, la comparaison s’inscrit dans la typologie majoritaire du secteur. Pour une maison, elle demande davantage de réserve, puisque les maisons individuelles ne représentent que 7,0 % des diagnostics analysés.